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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 12:00

 

 

Récemment, lors d'un entraînement agility dans mon club, nous soulevions le problème que les chiens ne vont pas assez vite sur les parcours. Ils ont aussi tendance à anticiper les arrêts sur les zones et à ralentir avant d'y arriver.

Le fait est qu'on apprend au chien à passer tous les obstacles en suivant son maître puis on essaie d'y ajouter la vitesse.

 

Il me semble cependant plus compliqué pour le chien de procéder de cette façon.

 

En effet le chien va prendre l'habitude de passer les obstacles avec précaution: il va rester au point de bascule de la balançoire, s'arrêter en haut du toit, faire le slalom lentement. Puis on va lui demander d'accélérer. Mais faire un slalom en moins de 3 secondes peut s'avérer difficile une fois qu'on a pris le pli de le faire en 10.

 

Le chien a une longue histoire de renforcement de ces comportements lents et une rééducation peut être très longue. De plus la technique du slalom rapide est différente de celle d'un slalom à vitesse moyenne: le chien va avoir la tête basse et passer une patte à chaque porte au lieu d'attendre que son corps soit complètement sorti de la porte précédente pour passer la suivante.

 

Alors pourquoi ne pas commencer de suite avec comme critère principal la vitesse d'exécution?

 

Pour le chien, rapidité doit signifier plaisir. Ainsi, on renforcera au quotidien tous les comportements rapides. Les rappels rapides, les positions rapides etc. On apprend au chien à aller le plus vite possible en toutes circonstances. On travaille alors avec un chien confiant.

 

Silvia Trkman dit qu'un chien qui entre pour la première fois sur un terrain d'agility doit être persuadé qu'il est le champion du monde. J'avoue que cette idée me plaît beaucoup.

 

Il faut également garder à l'esprit que la vitesse du chien sur le parcours d'agility doit être comparée à celle maximum sur terrain plat. Un chien qui court à 10km/h max sur terrain plat et qui est à 8km/h sur le terrain d'agility est un chien rapide en agility. Un chien qui court à 35 km/h sur terrain plat mais à 20 km/h sur le terrain d'agility est un chien lent: il n'exploite à fond sa capacité de course sur le parcours.

 

Autre problème: la vitesse du conducteur. On a trop souvent tendance à se calquer sur la vitesse du chien. Si notre chien est lent (ou si il nous le semble) nous aurons tendance à moins courir, ce qui entraînera un ralentissement du chien etc. On entre vite dans un cercle vicieux. Apprendre à courir est le premier besoin pour ceux qui cherchent à diminuer leur temps de parcours. On oublie parfois que si le chien doit être entraîné, le conducteur aussi!

 

Avec Obi, j'essaie au maximum d'avoir 100% de vitesse sur mes rappels, dans le jeu etc. Ce qui me permettra par la suite (enfin j'espère) d'avoir un chien à 100% sur le terrain d'agility!

 

Une fois que le chien a acquis la vitesse comme premier critère d'exécution des obstacles alors on peut commencer à penser que le chien est à l'aise. Un chien lent sur un obstacle peut être un chien qui a peur. La lenteur peut parfois être l'indice que le chien n'a pas confiance en lui et l'entraînement doit alors être repris du début pour obtenir une vitesse d'exécution qui reflète une aisance et un plaisir évident.

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